Si vous voulez vous lancer dans le tricot sans vous noyer dans un océan de matériel, cet article est pour vous. Parce que bien s’équiper pour commencer à tricoter, ce n’est pas sorcier, c’est surtout une affaire de bons choix et de plaisir à la clé. Allez, on sort les aiguilles !
Choisir les bonnes aiguilles : le duo gagnant pour débuter
Avant toute chose, parlons aiguilles. C’est un peu comme choisir ses chaussures : confort et praticité d’abord. Pour un·e débutant·e, l’idéal, c’est d’avoir des aiguilles qui ne glissent pas trop, ni trop rugueuses, ni trop lisses.
- Matériau :
- Bambou ou bois : parfait pour commencer, elles offrent une bonne accroche, les mailles glissent doucement sans filer à toute vitesse. Bon à savoir: ce genre d’aiguilles se déforment avec le temps, cela n’empêche pas de tricoter bien sûr, mais pour leur stockage, cela peut devenir gênant.
- Métal : plus rapides, mais peuvent être glissantes et bruyantes. Pas top si vous voulez prendre votre temps ou tricoter sans gêner autrui.
- Plastique : léger, souvent abordable, mais la qualité varie énormément. À tester en magasin.
- Taille :
Pour débuter, on recommande souvent des aiguilles n°5 ou n°6 (5 ou 6 mm). Pourquoi ? Parce que le fil est généralement plus gros, donc plus facile à manipuler et à voir. ( vous trouvez la taille d’aiguille à utiliser sur les étiquettes des pelotes pour info, je vous invite à consulter cette page sur la correspondance des fils sur le site bergeredefrance.fr, si cela vous intéresse)
Plus vous choisissez une laine épaisse, plus cela sera facile pour commencer. L’utilisation d’aiguilles plus fines, et donc, d’un fil plus fin sera délicat pour débuter. - Longueur :
Les aiguilles droites de 35 à 40 cm sont idéales pour les premiers projets (écharpes, carrés, etc.).Les aiguilles circulaires peuvent sembler intimidantes au départ, mais elles sont très pratiques même pour débuter, surtout pour les projets en rond (bonnets, manches).
Petit secret de tricoteuse : moi, j’ai commencé avec des aiguilles phildar en métal taille 5. J’aime le côté « glisse facile » de ce matériau, même si ce n’était pas le plus simple au démarrage! Mais tricoter, c’est apprendre la patience de monter et démonter les mailles… Cela m’a fait beaucoup progresser. J’ai appris à tricoter vite et juste, à force de me tromper, en moins de temps que je ne l’imaginais.
La laine : pas besoin de se ruiner pour un bon départ
Le choix de la laine, c’est un peu la danse du débutant : on ne veut ni galérer ni s’ennuyer. Pour bien débuter, on opte pour :
- Une laine acrylique ou un mélange laine-acrylique : douce, pas chère, facile à entretenir. Je ne peux que vous conseiller d’aller sur le site de Textiles de la marque qui répond complètement à ce besoin car j’ai pas mal acheté leur laine quand je débutais. Bien sûr, de nos jours, vous avez aussi la possibilité d’acheter ce genre de fil chez Action ou Zeeman, cela fera également très bien l’affaire.
- Épaisseur moyenne à grosse (catégorie 4 ou 5) : plus facile à tricoter, on voit bien les mailles, et ça monte vite (top pour la motivation).
- Couleur unie ou claire : évitez les fils multicolores qui peuvent masquer les erreurs et compliquer la lecture du point.
Quelques autres marques sûres pour débuter :
- Phildar (la classique, avec des gammes “Débutant” bien pensées),
- Drops (leur qualité/prix est imbattable),
- Bergère de France (pour du made in France sympa et accessible).
Truc de maman tricoteuse : quand j’ai commencé, j’ai pas mal utilisé le fil partner 6 de chez Phildar, parce que c’était doux pour bébé, et facile à tricoter. Pour tester, mieux vaut une laine basique. Vous le verrez vite : le plaisir vient aussi de réussir à avancer !
Les accessoires indispensables (et ceux qu’on peut zapper)
Le tricot, c’est un peu comme la cuisine : la base, c’est les ingrédients, mais les bons outils font toute la différence. Voici ce que vous devez avoir sous la main pour commencer car choisir les bons outils peut grandement influencer l’expérience de tricotage:
Indispensables :
- Un mètre ruban (pour mesurer son ouvrage, ça évite les surprises). Vous pouvez choisir le basique, infatigable de chez Prym, une marque reconnue dans l’univers du fait main.
- Une paire de ciseaux (petits, précis) comme ceux-la font largement le travail!
- Des aiguilles à laine (pour rentrer les fils proprement).
- Des marqueurs de maille (très pratiques si ce n’est indispensable, pour suivre les répétitions ou les augmentations).
Sympas mais pas obligatoires :
- Un compte-rangs (utile pour les projets un peu longs).
- Une pochette ou un panier pour ranger son matériel (ça évite de tout perdre, surtout les petits marqueurs). Personnellement, mes aiguilles sont rangées dans un tube de carton ( récupérer d’une commande de poster), mon petit matériel est dans une pochette en tissu à Zip et j’ai un tote bag pour ranger mon projet en cours, pas besoin d’investir là-dedans lorsqu’on débute!
À éviter au début :
- Les aiguilles interchangeables: trop techniques, c’est un peu comme vouloir faire un millefeuille sans avoir réussi la pâte feuilletée.
- Les outils trop gadgets (compte-mailles électronique, aiguilles lumineuses) : on peut s’en passer sans soucis.
J’avoue, j’ai longtemps tricoté avec un vieux mètre en papier et des épingles à nourrice en guise de marqueurs. Ça marche aussi, hein!
Une fois les outils rassemblés et les premiers points maîtrisés, il est important de garder à l’esprit que le tricot est un processus d’apprentissage. Des ressources comme les points les plus faciles à apprendre offrent des conseils pratiques pour éviter de se décourager dès le départ.
Les erreurs font partie du cheminement, comme le souligne l’article Faire et défaire. En gardant cela à l’esprit, on peut aborder chaque projet avec une attitude ouverte et prête à apprendre. Préparez-vous à découvrir les indispensables qui transformeront vos débuts en une aventure passionnante !
Les premiers projets pour tester son équipement
Maintenant que vous êtes équipé.e, il est temps de vous lancer dans un projet simple, histoire de ne pas vous décourager et de prendre confiance. Voici quelques idées qui fonctionnent toujours :
- Une écharpe basique en point mousse : on tricote toutes les mailles à l’endroit, c’est ultra simple, et on voit sa progression. On s’arrête quand on estime que la longueur nous convient!
- Un coussin en jersey : un rectangle tricoté, cousu, et hop, un coussin maison.
Astuce: N’oubliez pas que vous pouvez trouver des patrons gratuits pour débutants sur différents sites de fabricants.
L’important, c’est de ne pas viser la complexité dès le départ. Chaque rang réussi est une petite victoire. Et gardez en tête que : non, vous n’avez pas besoin de finir cette écharpe en un mois. Le tricot, c’est pas l’autoroute ici, c’est Filenfolie. On prend le temps.